ChatGPT peut-il remplacer un.e biographe ? Spoiler : je ne panique pas
- Laura Hubert
- 14 janv.
- 2 min de lecture
Ces derniers mois, une question revient souvent, parfois avec inquiétude, parfois avec curiosité : « Est-ce que ChatGPT va remplacer les biographes ? »

Avouons-le, la technologie impressionne. Les outils d’intelligence artificielle sont rapides, efficaces, capables de produire des textes en quelques secondes. De quoi susciter un petit moment de panique… ou pas.
Un outil performant, mais sans présence humaine
Oui, ChatGPT est un outil puissant. Il peut structurer un texte, reformuler, proposer des idées. Mais dans mon métier de biographe, il manque quelque chose d’essentiel : le lien humain.
Mes clients ne viennent pas seulement chercher un texte. Ils viennent chercher :
une écoute attentive
du temps
une présence bienveillante
quelqu’un qui accueille leur histoire, leurs silences, leurs émotions
Un récit de vie ne se résume pas à des phrases bien tournées. Il se construit dans l’échange, la confiance, parfois dans les hésitations ou les souvenirs qui surgissent là où on ne les attendait pas.
Des mots vraiment personnalisés
Être biographe, c’est aussi rendre les mots de la personne, pas simplement écrire sur elle. C’est respecter sa façon de parler, son rythme, ses expressions, son histoire singulière.
Chaque biographie est unique parce que chaque personne l’est. Et cela demande du temps, de l’attention, et une vraie relation humaine.
Un métier accessible à tous, même loin du numérique
Un autre point essentiel : tout le monde n’est pas à l’aise avec la technologie. Quand j’accompagne une personne de 93 ans, par exemple, l’important n’est pas de savoir utiliser un outil numérique, mais de pouvoir raconter, transmettre, se sentir écoutée.
Mon rôle est justement de m’adapter à la personne, pas l’inverse.
Et si un jour tout changeait ?
Et si, un jour, ChatGPT venait réellement à remplacer les biographes ? Alors je changerais de métier, tout simplement.
Mais pour l’instant, je reste profondément convaincue que le récit de vie a besoin d’un cœur, pas seulement d’un algorithme.
Parce que transmettre une histoire, c’est avant tout une rencontre.






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